La géodétection des réseaux permet de localiser les réseaux enterrés depuis la surface, sans ouvrir le sol : tracé, profondeur et nature de chaque réseau. Réalisée avant des travaux, cette détection des réseaux enterrés sert à garantir la sécurité des équipes et des infrastructures.
Qu’est-ce que la géodétection des réseaux ?
Elle regroupe l’ensemble des techniques de détection de réseaux enterrés. On parle indifféremment de géodétection ou de détection de réseaux : le premier terme est technique, le second plus courant. Le but : connaître la localisation des canalisations et des câbles avant des travaux. Les données relevées servent aussi à la gestion du patrimoine et des infrastructures : leur mise à jour simplifie la gestion des interventions futures.
Quels réseaux enterrés sont concernés ?
- Électricité et éclairage public
- Gaz et hydrocarbures
- Eau potable et assainissement
- Télécom et fibre optique
- Chauffage urbain et autres infrastructures
Détection et géoréférencement des réseaux : quelle différence ?
La détection trouve le réseau, le géoréférencement lui attribue des coordonnées. Pour un réseau neuf, ce relevé alimente le plan de récolement.
| Détection | Géoréférencement | |
|---|---|---|
| Objectif | Localisation et traçage du réseau | Position du réseau en X, Y, Z |
| Matériel | Détecteurs électromagnétiques, géoradar | Station totale, GPS |
| Livrable | Marquage au sol, rapport | Plans topographiques en Lambert 93 |
| Précision | Selon le terrain et la technique | Classe A, B ou C |
Les techniques de détection de réseaux enterrés
- Détection électromagnétique : les détecteurs électromagnétiques captent le champ émis par les réseaux conducteurs. Un générateur injecte un signal permettant le traçage du réseau et l’estimation de sa profondeur.
- Géoradar : il repère aussi les réseaux non métalliques, comme les canalisations d’eau potable en PVC ou en PEHD.
- Sonde : introduite depuis un regard, c’est un outil permettant de localiser un fourreau télécom ou une conduite d’assainissement, souvent avec une inspection télévisée.

Que dit la réglementation avant travaux ?
DT-DICT : quand la détection des réseaux est obligatoire
Avant des travaux à proximité des réseaux enterrés, le maître d’ouvrage dépose une DT, puis l’exécutant une DICT. Si les réponses des exploitants ne localisent pas assez précisément un réseau sensible (électricité, gaz…) en unité urbaine, le maître d’ouvrage doit faire réaliser des investigations complémentaires (IC) : la détection des réseaux enterrés devient obligatoire. Chaque réseau est rangé dans une classe de précision :
- A : incertitude de 40 cm au plus (50 cm pour un réseau souple)
- B : incertitude comprise entre 40 cm et 1,50 m
- C : incertitude supérieure à 1,50 m, ou position non fiable
Marquage-piquetage et certification
Les réseaux détectés sont reportés au sol par un marquage-piquetage, obligatoire avant le démarrage des chantiers pour la sécurité des équipes. Depuis 2018, les investigations complémentaires doivent être confiées à une entreprise certifiée, dont les techniciens sont titulaires de l’AIPR. Avant de contacter un prestataire, vérifiez donc sa certification.

Déroulement d’une prestation de détection de réseaux
- Analyse des plans des exploitants et des réponses aux DT
- Recherche des réseaux enterrés sur le terrain, avec un matériel de pointe, pour les localiser précisément
- Marquage-piquetage des réseaux détectés, puis report de la localisation des réseaux dans le rapport
- Livraison du rapport et, si la mission le prévoit, de levés topographiques et d’un plan géoréférencé à jour, utile à la gestion du patrimoine

Faire appel à Localitech en Île-de-France
Bureau d’études basé à Houdan (78), Localitech assure la géodétection, le géoréférencement des réseaux et le marquage-piquetage dans l’ensemble de l’Île-de-France.
Nos clients : collectivités, aménageurs, gestionnaires d’infrastructures et entreprises de travaux publics. Nos services couvrent aussi la topographie, les études VRD ou encore le scanner 3D pour bâtiments. Parmi nos réalisations : une détection avant terrassement pour l’UIC à Paris 15e et une intervention au château de Plaisir.
Un projet ? Découvrez nos services de détection de réseaux ou n’hésitez pas à nous contacter pour obtenir un devis.
Questions fréquentes
Qui peut réaliser le repérage de réseaux enterrés ?
Pour des investigations complémentaires, seule une entreprise certifiée peut intervenir. Pour un simple repérage, la certification n’est pas exigée, mais elle reste un gage de fiabilité.
Faut-il toujours une détection préalable ?
Non : elle n’est imposée que lorsque des investigations complémentaires sont exigées. Ailleurs, elle reste recommandée dès qu’un doute existe sur la position d’un réseau : mieux vaut savoir où l’on creuse.
Peut-on repérer une canalisation en PVC ou en PEHD ?
Oui, mais pas avec un simple détecteur électromagnétique : ces matériaux ne conduisent pas le courant. On utilise le géoradar, ou une sonde introduite dans la conduite depuis un regard.
Jusqu’à quelle profondeur peut-on localiser un réseau ?
Cela dépend de la méthode et du sol. Les câbles et canalisations sont le plus souvent repérés jusqu’à 2 à 3 m. Le géoradar perd en revanche beaucoup de portée dans les sols argileux ou gorgés d’eau, qui absorbent ses ondes.
Peut-on retrouver une fibre optique enterrée ?
La fibre ne conduit pas le courant : on la retrouve par son fourreau. On utilise pour cela une aiguille détectable ou une sonde introduite depuis une chambre télécom, le géoradar, ou un fil traceur s’il a été posé.
Ces investigations remplacent-elles la DT-DICT ?
Non. Les déclarations restent obligatoires. Les investigations complémentaires les complètent quand la position des ouvrages indiquée par les exploitants est insuffisante.









